Écobat infos

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Ecobat Infos n°2
édition du 17 janvier 2012

• Efficacité énergétique : les 7 mesures clés du gouvernement
• Les matériaux bio-sourcés sont des matériaux comme les autres
• La construction bois prend de la hauteur
• Val d'Europe : la chaleur provient du datacenter
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Ecobat Infos n°3
édition du 2 février 2012

• Rénovation du tertiaire : les trois leviers majeurs
• Le béton secondaire, un gisement aux immenses réserves
• Le soleil pour architecte
• Le lycée Kyoto tient ses promesses
Voir aussi :
Ecobat Infos n°4
édition du 16 février 2012

• Les smart grids attendent leur modèle économique
• L'énergie positive atteint des sommets
• Construction21 lancé fin mars
• Les certifications et labels en plein boom

Écobat infos n°1 - édition du 20 décembre 2011

Table ronde Efficacité énergétique
Caméras thermiques pour tous à Besançon
Tour Elithis à Dijon : 8 kwh/m2 sans surcoût
Le béton de chanvre entre dans l'âge de la maturité
Réglementation

À la une

Table ronde Efficacité énergétique : une ébauche de feuille de route pour les années qui viennent

Lancée en mai dernier et fermée en octobre, la table-ronde nationale pour l'efficacité énergétique n'aura pas bénéficié de l'impact médiatique de son grand frère et modèle, le Grenelle de l'environnement de 2007. C'est le moins que l'on puisse dire : qui connaît ses conclusions et préconisations ? Cette discrétion donne du grain à moudre aux associations et ONG qui l'ont boudée et décriée dès le départ. "Cette nouvelle ronde de concertation ne peut que retarder les actions nécessaires" reprochait ainsi l'association Négawatt, estimant que l'essentiel avait été dit lors du Grenelle mais que les actions concrètes et efficaces, "à de rares exceptions près, attendent encore une traduction en décrets et arrêtés d'application".

Un procès d'intention? L'avenir proche le dira, puisque cette table-ronde, qui a rendu ses conclusions en novembre, doit faire l'objet d'une communication de Nathalie Kosciusko-Morizet dans les jours qui viennent. La ministre mettra en évidence les choix du gouvernement, parmi les dizaines de propositions formulées par les trois groupes de travail "Ménages", "Entreprises" et "Pouvoirs publics". Ces propositions seront aussi décortiquées lors du salon EcoBat de mars prochain, les principaux responsables étant présents à l'ouverture du colloque.

C'est l'occasion d'ici là, dans les numéros successifs de cette newsletter, de débrouiller l'écheveau des idées des uns et des autres. A commencer par celles du groupe de travail* sur les économies d'énergie des ménages. Une problématique à fort enjeu social. Selon l'Insee, en 2010, chaque ménage a consacré en moyenne 1 600€ pour l'énergie domestique (+9,5% par rapport à 2009) et 1 300€ pour les carburants (+ 10,5 %). L'énergie pèse 7,2 % du budget des ménages. Selon une étude de l'Ademe, la réduction de la facture énergétique préoccupe 80 % des Français.

Présidé par Michèle Pappalardo, conseiller maître à la cour des comptes et première responsable de l'encore jeune Commissariat général au développement durable, le groupe - qui planchait sur l'habitat mais aussi sur la mobilité - a fait une centaine de propositions. Une quarantaine ont été retenues et quinze sont considérées comme "phares". Pour sa part, Michèle Pappalardo affirme "tenir à (s)es quarante propositions, qui forment un tout. Il faut conjuguer les approches, à la fois législatives, réglementaires et normatives, sinon nous n'arriverons à rien" Voilà pour la méthode, qui doit être globale. michele pappalardo
Michèle Pappalardo :
"Nous tenons à nos quarante propositions, qui forment un tout."

Quant aux propositions elles-mêmes, la plupart portent sur les bâtiments existants, un passage obligé pour atteindre l'objectif Grenelle de diminution de 38 % de la consommation d'énergie dans les bâtiments d'ici 2020. Trois grandes directions sont indiquées :

1) Etendre le champ du crédit d'impôts développement durable (CIDD) et de l'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) . Ces aides financières pourraient notamment être accordées pour de nouveaux équipements comme les chaudières à micro co-génération et les capteurs intelligents à la maison (gestion de l'éclairage, du chauffage...).

2) Cibler les copropriétés (23 % des résidences principales) où rien ne se fait (moins de 2 % des éco-PTZ) parce que la rénovation énergétique s'y apparente à un parcours d'obstacles, du fait de l'hétérogénéité des occupants et parties prenantes. Le remède : un eco-prêt à taux zéro pour les copropriétés, souscrit au besoin par le syndic. Bonne nouvelle, l'Assemblée nationale a voté le 6 décembre un amendement qui étend le bénéfice de l'éco-PTZ aux syndicats de copropriétaires et aux copropriétaires individuels... Dans le même ordre d'idée, les participants au groupe de travail souhaitent que les tiers investisseurs puissent bénéficier, comme les ménages, d'aides publiques pour les travaux dans les immeubles de logement qu'ils détiennent.

3) Qualifier les professionnels. Toutes les aides publiques seraient soumises à condition, en l'occurrence des clauses de qualité reposant sur la qualification labellisée des artisans et entreprises. Le groupe de travail réclame aussi une fiabilisation du DPE avec une méthode de calcul unique, une base de données et un contrôle de la qualification des diagnostiqueurs. Entre-temps, le ministère a pris des mesures en la matière, qui devraient entrer en vigueur en 2012.

Le groupe de travail a également porté une attention particulière aux ménages pauvres, exposés à la précarité énergétique ; selon l'Insee, 3,8 millions de ménages dépensent plus de 10% de leur budget pour leurs factures d'énergie. Ici, le groupe souhaite faciliter la mise en œuvre de l'ambitieux programme Habiter Mieux, géré par l'Anah (Agence nationale de l'habitat) et doté de 1,35 Md€ sur la période 2010-2017. Le paradoxe ? Habiter Mieux a des moyens mais pas assez de bénéficiaires ! "Le vrai problème consiste d'une part à repérer les ménages en situation de précarité énergétique et de l'autre, à définir quels travaux doivent être réalisés" précise Michèle Pappalardo.

Le groupe de travail propose concrètement de former pendant des sessions de trois jours tous les travailleurs sociaux à l'efficacité énergétique et, dans le cadre des certificats d'économie d'énergie (CEE), de contraindre les "obligés" (les producteurs d'énergie) à financer en priorité les travaux des ménages pauvres. Il imagine aussi de substituer aux tarifs sociaux de l'électricité et du gaz un chèque énergie, qui couvrirait également le chauffage au fuel et au bois - une proposition qui fait débat, car elle peut contribuer à réduire l'attention des bénéficiaires quant à l'évolution de leur consommation.

Ces ménages en situation difficile seront sans doute l'objet de toutes les attentions si la dernière proposition du groupe est retenue : l'obligation de travaux de rénovation énergétique, comme elle existe dans le secteur tertiaire. Prudemment, les participants réclament pour le moment une étude sur la question, de même que sur un bonus-malus énergétique portant sur les droits de mutation et la taxe foncière ou la taxe d'habitation.

Jean-Philippe Pié



*Composé sur le format du Grenelle, avec des représentants des collectivités territoriales, employeurs, salariés, ONG environnementales, Etat, mais avec trois nouveaux groupes de participants : des associations à vocation sociale comme Emmaüs, des associations de consommateurs et des personnalités qualifiées.

Dans nos prochains numéros : ce qu'il faut retenir des rapports des groupes de travail Entreprises et Pouvoirs publics, à l'issue de la table-ronde Efficacité énergétique.

Pour aller plus loin :
La synthèse du rapport "Ménages"
Le rapport complet

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Ecohabitat/Energie

Saison 2 pour l'opération caméras thermiques à Besançon

On ne change pas une formule gagnante. En décembre 2010, la ville de Besançon était la première en France à se lancer dans le prêt gratuit de caméras thermiques et de wattmètres aux habitants. Ils pouvaient ainsi déceler eux-mêmes les fuites thermiques dans leur maison ou appartement et la consommation de leurs appareils électriques. Une initiative appréciée : plus de 300 prêts ont été réalisés entre décembre et avril, de nombreuses demandes n'ont pu être satisfaites, aucune dégradation n'a été déplorée.

Du coup, Besançon reprend et étend le dispositif cette année. Les durées de prêts sont rallongées (une semaine au lieu de deux jours) et aux caméras et wattmètres s'ajoutent des thermo-hygromètres pour mesurer la qualité de l'air intérieur et un débitmètre, pour évaluer la consommation d'eau. Le tout est réuni dans une mallette facile à transporter et fournie sur réservation contre un chèque de caution de 800€.

appareils de mesure

Mais le service ne s'arrête pas là : les usagers peuvent stocker les images sur CD ou clé USB, les analyser grâce à un logiciel ad hoc puis contacter les professionnels pour aller plus loin. C'est d'ailleurs le but du jeu : "l'objectif est de déclencher les travaux. C'est pour cela que nous organisons notamment un forum où les habitants peuvent prendre contact avec une vingtaine d'entreprises qualifiées" explique Myriam Lenormand, directrice de la maîtrise de l'énergie de la municipalité.

La beauté de la chose ? L'opération est financée par le Fonds Plan Climat, à partir des recettes générées par la vente de Certificats d'économies d'énergie de la ville.

temperature d une maison

Dans le même ordre d'idée - associer les citoyens, leur fournir les bons outils et les bonnes pistes - Besançon reprend et complète en 2012 l'opération "appartement témoin", où l'on peut expérimenter, en un seul endroit, tout le potentiel d'économies d'énergie dans une habitation : chauffage, éclairage, pilotage des installations... Depuis 2006, l'appartement a reçu 1 000 visites par an. La Ville prolonge aussi l'initiative "Familles actives pour le climat" : 140 familles volontaires suivent et améliorent toute l'année leur consommation d'énergie. Elles bénéficient de diagnostics d'experts, gratuitement, et d'un EcoKit (documentation et matériel). L'idée a été reprise par la ville de Fribourg, en Allemagne et des échanges directs ont désormais lieu entre les familles, avec invitations réciproques.

Jean-Philippe Pié

Les informations de la mairie

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Réalisations

Tour Elithis à Dijon : 8 kwh/m2 sans surcoût

Les immeubles à faible voire zéro énergie, on en parle beaucoup, on en voit beaucoup moins. Non seulement les projets ne sont pas toujours convaincants, témoin les façades percées de fenêtres étroites comme des meurtrières de certains immeubles seulement BBC, mais les surcoûts peuvent être importants (+ 20 à 30 %, pour les projets qui acceptent de communiquer sur cet aspect). Pourtant, la performance énergétique n'est pas synonyme de facture lourde. La tour conçue par la société d'ingénierie Elithis à Dijon, dont elle est aussi le siège social, le démontre. Lors de sa livraison en 2009, l'édifice a été salué par la revue scientifique allemande Rehva comme le bâtiment le plus sobre du monde. tour elythis
Le bouclier solaire protège de la chaleur l'été
et laisse passer la lumière l'hiver

Cette tour de neuf étages, qui abrite 300 salariés, a coûté exactement le même prix qu'un immeuble standard, soit 7 millions d'euros et 1 430€/m2. Mais elle consomme beaucoup moins qu'un bâtiment BBC ! Après avoir passé deux hivers, sa consommation moyenne s'établit à 8 kwh/m2. La clé ? L'adéquation entre la conception et l'usage du bâtiment. Comme l'explique Thierry Bièvre, directeur général d'Elithis, "on a rien inventé, on a juste observé. Par exemple, les dépenses d'énergie dans un immeuble de bureaux ont peu à voir avec celles d'un immeuble d'habitation. Le poste éclairage peut s'y révéler beaucoup plus coûteux que le chauffage."

Traduction concrète pour la tour Elithis : pas question de supprimer les grands vitrages ! Bien au contraire, ceux-ci colonisent 75 % de la surface, ce qui fait de cette réalisation une sorte d'antithèse des bâtiments BBC tertiaires. S'ajoutent à ce choix structurant quatre options clés :
- un design cylindrique, qui n'accroche pas le vent froid ou chaud.
- un "bouclier solaire", une protection en simple tôle emboutie percée, sur une grande partie du bâtiment. Il protège de la chaleur l'été, laisse passer assez de lumière de l'hiver et s'apparente dans son principe aux moucharabiehs mauresques.
- une toiture photovoltaïque de plusieurs centaines de panneaux, qui couvre l'essentiel des besoins électriques. Elle est pensée comme une 5e façade pour "accepter les regards" des éventuels futurs vis à vis.
- une chaufferie bois.

Mais ces qualités techniques représenteraient peu si le comportement des occupants de l'immeuble, les collaborateurs, n'était pas coopératif. C'est au quotidien que se joue l'efficacité énergétique. Un simple exemple, parmi d'autres : les personnes chargées du nettoyage travaillent entre midi et 14h00 et non tôt le matin ou tard le soir. Du coup, les salariés les connaissent et font plus attention à la gestion des déchets, les conditions de travail de l'équipe de nettoyage se sont améliorées et le budget éclairage est réduit.

Ces méthodes expérimentées depuis 2009 ont fait des petits. La société d'ingénierie a ainsi conçu le bâtiment d'Essilor à Créteil, (une réalisation de 18 000 m2, un chantier de 27 mois avec une partie bureaux à énergie positive) pour un coût équivalent à celui d'un programme standard dans une zone d'activités. Idem pour l'immeuble passif de 3 600 m2 de Pôle Emploi à Auxerre, livré en juillet prochain, ou encore le projet Solas à Clermont-Ferrand, sur 15 000 m2 et là aussi, à énergie positive. Dans tous les cas, pas de rupture technologique, pas de matériau miracle, mais un principe directeur : faire émerger les solutions les plus efficientes en associant tous les contributeurs du projet, de l'architecte aux entrepreneurs, en passant par les futurs usagers. Facile à dire, pas si simple à réaliser.

Jean-Philippe Pié

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EcoMatériaux

Le béton de chanvre entre dans l'âge de la maturité
Plusieurs solutions d'origine végétale sortent peu à peu de la construction écologique militante pour rejoindre l'industrie. C'est le cas du béton de chanvre, de plus en plus apprivoisé par les professionnels. Utilisé en blocs ou préparé sur place, ce matériau zéro carbone est désormais employé aussi bien dans le neuf qu'en rénovation ou restauration et les assureurs font peu à peu connaissance avec lui. beton de chanvre
En isolation toiture, le béton de chanvre convainc
par sa légèreté et sa perméance

Surtout, il a franchi le pas de la construction en étages, comme en témoignent plusieurs immeubles : l'hôtel d'agglomération de Loire-Forez à Montbrison (Loire), par exemple, ou encore l'immeuble de Paris Habitat, rue Bourgon à Paris, etc. Les quantités se comptent alors en dizaines de tonnes...
Selon Philippe Septier, responsable marketing et communication de la société Tradical, filiale du groupe Lhoist, le béton ou mortier de chanvre fait la différence car il est à la fois léger, isolant, poreux et à forte densité : "son fibrage l'associe à la tenue globale du bâtiment, au contreventement. Par ailleurs, on peut monter rapidement en épaisseur et en hauteur, avec des gains de temps appréciables". Son faible poids le rend convaincant, notamment, en isolation de toiture, sur coffrage perdu. Sa tenue et sa perméabilité permettent même de réduire les coûts de charpente, qui peut être plus petite. Le bois est également moins traité, car le chanvre est insensible aux moisissures, la porosité garantissant un assèchement constant.

Mais l'emploi du béton ou mortier de chanvre déborde largement du cadre des toitures. Tradical, qui fabrique ce matériau depuis les années 1990 et forme les professionnels à son utilisation optimale, le destine aux murs isolants à ossature bois ou colombages, au doublage isolant intérieur sur supports minéraux, aux dalles et planchers et aux enduits intérieur et extérieur.

Une palette étendue, mais attention, ce matériau est assez technique. Il réclame notamment un liant (chaux aérienne recommandée, du côté de Tradical) et un dosage adaptés. Coté performances thermiques, il répond plutôt très bien aux exigences de la RT 2012 : un mur de 36 cm avec un béton dosé à 220 kg/m3 donne un coefficient thermique U de l'ordre de 0,23 W/m2.K.. Le tout avec peu d'énergie grise : le chanvre est produit en France et absorbe du carbone lors de sa croissance.

Il reste la question du prix, encore supérieur aux solutions classiques. Chez Tradical, un doublage béton de chanvre ITE ou ITI ressort à un prix moyen de 10 à 12 € HT par m2 et par cm d'épaisseur.

Jean-Philippe Pié

Crédit photo BCB tradical

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Réglementation

Décret Rénovation tertiaire obligatoire : des pistes sérieuses

Selon l'article 2 de Grenelle2, les bâtiment tertiaires devront améliorer leur performance énergétique entre 2012 et 2020. Ce parc s'étend sur 850 millions de mètres carrés, représente 33,6 % de la consommation totale des bâtiments* et affiche une consommation moyenne de 420 kwhep/m2/an**. La parution du décret d'application de cette mesure devient urgente et devrait avoir lieu dans les premiers mois de 2012. Ce décret fait l'objet d'une intense préparation dans le cadre du Plan Bâtiment Grenelle. Un groupe de travail réunissant 200 participants a remis son rapport en novembre. Ses préconisations permettent d'envisager les contours du futur décret.

1) Les surfaces
Tous les bâtiments de plus de 1000 m2 d'ici 2014. Le seuil serait abaissé ensuite à 500 m2 jusqu'en 2017. A partir de 2018, le seuil serait celui de la directive européenne 2010/31/UE, révisée en 2017 (actuellement 50 m2)

2) L'unité de calcul
La quantité d'énergie figurant sur les factures des fournisseurs d'énergie.

3) Les objectifs
Jusqu'au premier janvier 2015, le gain minimum provisoire à réaliser avant 2020 serait de 25 %. Il pourrait être révisé à la hausse en fonction des bases de données constitués d'ici 2015.

4) La base
Les tranches du DPE 6.3 tertiaire, de A (inférieur ou égal à 50 kwhep/m2/an) à I (supérieur à 750). Les bâtiments en catégories H et I devraient gagner deux tranches. Ceux des classes D, E, F et G devraient progresser d'une tranche.

5) L'année de référence
Entre 2006 et 2011.

6) "Soutenabilité" financière
Trois catégories de travaux seraient définis : petits, moyens et grands, avec un retour sur investissement n'excédant pas 5, 10 et 20 ans.

7) Les aides et incitations financières
Les personnes morales de droit privé seraient de nouveau éligibles aux CEE, associés en outre à un crédit d'impôt. Les équipements de mesure et gestion pourraient être amortis sur 12 mois.

8) Le contrôle
Les propriétaires rempliraient une déclaration annuelle, comprenant celles de leurs locataires. Si le locataire ne fait pas "bon usage" des travaux, le propriétaire pourrait arguer des gains théoriques des travaux réalisés.

9) Moyens
Pas d'obligation de moyens mais de résultats. Il n'y aurait donc pas à proprement parler d'obligation de travaux. L'amélioration de la gestion, de la maintenance, du comportement des occupants pourrait suffire, le cas échéant.

Jean-Philippe Pié

* Source : Ceren
** Source : Sinteo


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