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Voir aussi : Ecobat Infos n°1 édition du 20 décembre 2011 • Table ronde Efficacité énergétique • Caméras thermiques pour tous à Besançon • Tour Elithis à Dijon : 8 kwh/m2 sans surcoût • Le béton de chanvre entre dans l'âge de la maturité |
Voir aussi : Ecobat Infos n°2 édition du 17 janvier 2012 • Efficacité énergétique : les 7 mesures clés du gouvernement • Les matériaux bio-sourcés sont des matériaux comme les autres • La construction bois prend de la hauteur • Val d'Europe : la chaleur provient du datacenter |
Voir aussi : Ecobat Infos n°4 édition du 16 février 2012 • Les smart grids attendent leur modèle économique • L'énergie positive atteint des sommets • Construction21 lancé fin mars • Les certifications et labels en plein boom |
À la une
Réduire la consommation énergétique de 25 % d'ici 2014, afficher les consommations réelles dans les immeubles, amortir les équipements de mesure et de gestion sur un an, encourager le CPE... Les recommandations relatives à la mise en place de l'obligation de travaux dans le parc tertiaire, entre 2012 et 2020, sont désormais connues, suite à la publication du rapport réalisé par le groupe de travail dédié à ce sujet.
| Très attendu, le décret qui fixera les modalités de cette obligation constituera à l'évidence un signal fort pour l'ensemble des acteurs de l'immobilier et du bâtiment. Mais surtout, il appuiera une tendance lourde qui a déjà commencé à remodeler en profondeur ce secteur. Selon Jérôme Duminil, directeur associé de Eneos IDF, bureau d'étude et de conseil immobilier tourné vers le management environnemental, ce mouvement possède trois puissants moteurs. C'est leur association qui détermine une évolution aujourd'hui irrésistible. | ![]() |
| Jérôme Duminil :
"Les attentes des utilisateurs constituent une forte incitation à la rénovation du parc tertiaire" Jérôme Duminil intervient lors du Colloque Ecobat Performance les 8 et 9 mars prochain au Parc des Expositions Porte de Versailles | |
Premier moteur ? La réglementation, assortie de deux moteurs auxiliaires, la certification et la labellisation. La révision de la RT Existant et
l'intégration progressive de nouvelles exigences inspirées de la RT 2012 vont constituer un levier essentiel.
Les travaux engagés ne peuvent que devenir plus efficaces, pour atteindre des objectifs de 30 %, 40 % d'amélioration de la performance.
En parallèle, le bail vert incitera peu à peu l'ensemble des propriétaires et locataires à examiner les données de consommation.
Ce mouvement est renforcé par la certification et la labellisation (HQE Exploitation, BBC Rénovation, HQE Performance, HPE...) qui installent
un référentiel de plus en plus recherché. L'organisme certificateur Certivéa annonçait ainsi en décembre
dernier avoir déjà réalisé 52 opérations certifiées HQE Exploitation, dont 32 en 2011 et 27 opérations certifiées HQE Rénovation, parmi lesquelles 17 en 2011. Coté labels, l'organisme a délivré 80 labels HPE (40 en 2011) et le nombre de demandes de labellisation en cours de traitement s'élève à... 800. Selon Jérôme Duminil, la certification permet de "sécuriser une démarche de rénovation où le risque d'erreur reste important, surtout si l'on se focalise sur les solutions avant d'avoir établi le bon diagnostic. Une approche globale du bâti, de l'exploitation et des usages est indispensable, de même que la connaissance de l'état de l'art et des évolutions du marché".
Deuxième moteur, l'évolution des attentes des utilisateurs. Une étude de CB Richard Ellis-Ifop publiée en novembre dernier montre que les occupants associent bâtiment obsolète et bâtiment énergivore, allant même jusqu'à surévaluer le montant des charges liées aux consommations énergétiques. "Si dans les faits la part des fluides (eau et énergie) représente entre 17 % et 32 % des charges locatives, les utilisateurs l'estiment en moyenne à 54 %. Ils sont même 1 sur 3 à penser qu'elle représente plus de 80 % !" précise l'étude. Toutefois, l'obsolescence a bel et bien une incidence sur les charges puisqu'elle entraîne dans 77 % des cas une note de diagnostic de performance énergétique inférieure ou égale à E. Or, comme le formule Jérôme Duminil, "ce sont les utilisateurs qui font le marché. Ils souhaitent un cadre de travail confortable avec des charges d'exploitation optimisées. C'est là un puissant moteur pour la rénovation du parc tertiaire". Ce professionnel rappelle que la moyenne des coûts des fluides dans le secteur tertiaire s'établit à 20 €/m2 et augmente de quelque 5 % par an. Dans un immeuble efficient, ce coût est ramené à 10 €/m2...
Troisième moteur, la politique des propriétaires, des investisseurs et la nouvelle "valeur verte".
Selon Jérôme Duminil, certains travaux américains évaluent déjà à 15 % la survaleur
des immeubles performants au plan énergétique. "Pour que leurs biens conservent leur compétitivité sur le marché,
pour que les délais de relocation ne s'allongent pas, les propriétaires vont engager des travaux lourds dans leurs immeubles. Ce seront des
travaux d'amélioration à la fois de la performance énergétique et du confort des occupants" annonce ce spécialiste.
Une prévision appuyée par les déclarations de grands acteurs de l'immobilier. Témoin cette affirmation du cabinet Jones
Lang Lasalle dans une communication sur "Le facteur vert comme élément stratégique de gestion de la valeur : "les actifs aux caractéristiques durables
sauront mieux résister aux risques d'obsolescence ou de nature réglementaire et assureront une valeur pérenne dans les portefeuilles
immobiliers des investisseurs".
Jean-Philippe Pié
Matériaux
Le béton secondaire, un gisement aux immenses réserves
Comment utiliser au mieux les déchets de démolition et surtout, comment les réintroduire de manière optimale dans le BTP ? Le projet national RecyBéton, lancé le 27 janvier, se donne quatre ans pour répondre à la question. Il associe des centres de recherche publics et privés, des écoles et universités et les principaux cimentiers et producteurs de béton.
L'idée est d'exploiter au mieux les 300 millions de tonnes de déchets de chantier produits chaque année, dont 20 millions proviennent du bâtiment. Les recycler comme matière première secondaire permettra d'épargner les carrières naturelles de sables et graviers. C'est la logique du "craddle to craddle" ou économie circulaire appliquée au BTP.
Il y a beaucoup à faire. Aujourd'hui, selon le commissariat général au développement durable, si le béton pur récupéré atteint un taux de valorisation de 77,7 %, seuls 12 % des produits inertes mélangés (béton et restes de plâtres, de bois, de plastiques... ) provenant de la déconstruction sont recyclés. Or ces déchets composent 56 % des déchets totaux provenant du bâtiment, selon une étude de l'Ademe et de la FNB.
L'enjeu est donc : 1) de déconstruire de manière plus sélective, de trier 2) d'optimiser les procédés qui permettent de refaire au mieux des matériaux de construction avec des déchets 3) de définir les applications."Le béton fabriqué à base de béton recyclé ne sera sans doute pas haut de gamme. Ce sera plutôt un béton de propreté, un béton de bordure" estime pour sa part Amaury Cudeville, responsable du développement de Clamens, une entreprise francilienne spécialisée dans le recyclage et la revalorisation des déchets de démolition.
Aujourd'hui, la plus grande partie des graves issus de béton concassé que produit cette entreprise servent à la construction de routes. "L'idée de RecyBéton, auquel nous sommes associés, est de développer des applications pour le bâtiment, avec des solutions maîtrisées et normées" explique Amaury Cudeville. Pour notre part, nous parvenons à récupérer les granulats à l'issue du concassage et ceux ci peuvent être intégrés dans un béton. Les sables, en revanche, génèrent trop de problèmes, de retrait notamment. Ils sont utilisés pour faire du ciment, pas du béton".
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Clamens travaille aujourd'hui sur une méthode de recyclage de toutes les boues de chantier, pas seulement celles des centrales à béton, de manière à engager un processus de recyclage total. |
L'expertise de Clamens donne une bonne idée des progrès possibles dans le recyclage des déchets de démolition. L'entreprise a par exemple mis au point il y a cinq ans un procédé permettant de recycler à 100 % les boues de béton et de les délester de tout dioxyde de carbone. Une technique exclusive qui fait aujourd'hui de cette PME (300 salariés), avec 320 000 tonnes de boues recyclées en Ile-de-France, le 1er producteur mondial de matériaux recyclés 100% décarbonés !
En pratique, les camions de Clamens collectent les boues de béton chez les fabricants (Lafarge...) qui les ont stockées dans des cuves humidifiées en permanence. Ces résidus proviennent du nettoyage des parois des camions-toupies et des centrales à béton et finissent généralement dans des décharges. Les boues sont transportées à Villeparis, siège de Clamens, puis absorbées par une centrale de recyclage unique au monde. Elle désagrège les boues de béton et en extrait les gravillons et les sables.
Un procédé qui n'émet pas de CO2 mais, au contraire, en consomme. Alcaline (pH de 13), l'eau issue du traitement des boues doit en effet être acidifiée pour rejoindre les eaux de lavage de la centrale. Clamens réalise cette acidification avec du CO2 liquide (réfrigéré) qui provient d'une installation industrielle à Rouen. Résultat : le bilan carbone de l'ensemble de l'installation et donc des matériaux est neutralisé et peut même se révéler négatif. Ce recyclage de niveau industriel est en revanche consommateur d'électricité, à hauteur de 2 500 kw par jour.
In fine, Clamens produit des gravillons et des sables de bonne qualité initiale (composés de granulats naturels) qui rejoignent la filière construction. Il reste à faire de même dans l'ensemble de l'Hexagone, ce qui contribuera à préserver les 2700 carrières françaises. Lesquelles produisent chaque jour, selon l'Union nationale des producteurs de granulats (UNPG) un million de tonnes de granulats naturels. Un objectif tout à fait complémentaire de celui du Projet national de recyclage complet des bétons, mais avec une technique déjà opérationnelle.
Jean-Philippe Pié
Réalisations
Le soleil pour architecte
Dans la catégorie des bâtiments extrêmes, celui-ci est très proche de la médaille d'or. Son concepteur Eric Wasser l'a baptisé héliodome : "Cette maison a une forme imposée par la nature et non par l'homme. Si le soleil avait un fil à beurre, il sculpterait mon héliodome !" Le principe ? Un volume architectural fixe fondé sur la trajectoire du soleil dans son cycle annuel. En clair, l'héliodome laisse entrer le maximum de lumière et de chaleur en hiver, car les rayons solaires le frappent de façon perpendiculaire. L'été, ces rayons rasent la façade sans pénétrer à l'intérieur de la maison. Sa forme évoque une coquille Saint Jacques inclinée. C'est en quelque sorte un cadran solaire en trois dimensions. Mais attention, cet édifice ne tourne pas et n'en a pas besoin - à la différence des maison Domespace, fondées elles aussi sur le principe d'une exposition lumineuse optimale selon les saisons.
Situé à Cosswiller en Alsace et terminée il y a quelque dix-huit mois, cette maison de 200 mètres carrés sur trois niveaux tient ses promesses de sobriété énergétique record : 17° l'hiver sans chauffage. Une performance qui dépend du degré d'ensoleillement. "La maison étant très bien isolée, mieux vaut un hiver froid voire très froid avec un ciel dégagé, qu'une saison pluvieuse comme cette année. Construit dans le Midi, l'héliodome n'aurait sans doute pas besoin d'être chauffé" explique Eric Wasser.
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| Le concepteur de l'héliodome de Cosswiller annonce plusieurs projets de construction, en France et en Suisse - Le schéma d'ensoleillement |
La maison est également performante en été. "La partie basse ne dépasse jamais 20 °, y compris par forte chaleur" observe Eric Wasser. A la clé, non seulement cette forme solaire inédite, mais aussi une isolation laine de bois pour l'intérieur et liège à l'extérieur, le tout sur une structure bois et béton. Des panneaux solaires thermiques fournissent l'eau chaude sanitaire. Sur un an, cette maison permet d'économiser 80 % de l'énergie consommée dans une construction classique.
Curieusement, Eric Wasser, 52 ans, n'est ni architecte ni ingénieur de son état. Il est ébéniste de formation et a été Meilleur ouvrier de France à 25 ans. Depuis 20 ans, il se consacré au design de meubles. C'est un passionné de formes, à la recherche de "la forme juste". Il a imaginé cet héliodome dès 1998, déposé le brevet en 2001, obtenu le premier prix du Concours Lépine en 2003 et enfin, le permis de construire en 2005. L'héliodome est "le projet de sa vie", qu'il a auto-financé à 100 %, à hauteur de 300 000 € - un budget qui n'intègre pas le temps passé...
L'édifice a attiré plusieurs milliers de visiteurs depuis l'inauguration et figure déjà dans les brochures des offices de tourisme de la région. Eric Wasser a eu en effet la bonne idée d'en faire une maison témoin, ouverte au public et accueillant des séminaires et conférences.
Mais au delà de l'effet de curiosité, quelles perspectives économiques pour ce bâtiment expérimental ? Eric Wasser, qui souhaite développer seul son affaire, annonce trois projets au stade du permis de construire à un coût qui ne dépasse pas 2000 €/m2. Sa société dispose d'un catalogue désormais finalisé, avec des surfaces allant de 20 m2 (bungalow) à plus de 100 mètres carrés. L'inventeur précise avoir affiné son concept de construction, plus simple que celui du prototype. Lequel devrait poursuivre sa carrière de monument alsacien hors norme et inspirer peut-être de nouvelles architectures radicalement solaires.
Jean-Philippe Pié
Territoires
La plupart des lycées en service aujourd'hui ont été construits entre 1950 et 1975. Des années glorieuses qui ne souciaient pas d'économies d'énergies. D'autant moins qu'un lycée, c'est un lieu "à courants d'air", où l'on circule beaucoup, d'une classe à une autre, d'un bâtiment à un autre. Conséquence : les lycées figurent parmi les immeubles français les plus énergivores.
En 2005, une étude portant sur 90 % des lycées de la région Poitou-Charentes a évalué la consommation d'énergie moyenne à 160 kWh/m2/an par établissement. La nécessité de fusionner deux établissements, un lycée agricole et un lycée hôtelier, (les filières allant du CAP au bac pro) et de réunir 460 élèves a alors incité la région à réaliser un lycée exemplaire, avec une consommation de l'ordre de 5 kwh/m2/an.
Conçu par l'architecte François Gillard et assez révolutionnaire lors de son ouverture à la rentrée 2009, le lycée Kyoto conserve aujourd'hui une réelle originalité - même si la réglementation et les nouvelles pratiques de construction tendent à banaliser ses performances. L'intelligence de sa conception, qui tient compte des "ressources" locales, l'absence d'énergies fossiles et surtout le bon comportement dans la durée peuvent inspirer utilement les lycées futurs... "Même si nous sommes encore en phase de mise au point, nous sommes à l'objectif en termes de consommation d'énergie" observe ainsi Emmanuel Puyfaud, en charge notamment du suivi du lycée au Conseil régional.
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L'été, l'ouverture des ouvrants de l'atrium bioclimatique se fait automatiquement à partir de 27 C°, grâce aux sondes thermiques et solaires. Elles déclenchent aussi la fermeture des protections solaires. |
Quelles sont les réalisations "stratégiques" de cet établissement de 16 500 m2 ?
1) L'atrium central à ouvrants, qui sert de grand sas, d'espace tampon et régule les flux d'air. Sa fonction est fondamentale dans un lieu de fort passage. L'été, l'atrium permet de capter la chaleur et de l'évacuer par courant d'air entre les portes d'entrée et la verrière.
2) Une ventilation optimum, qui capte la chaleur... des élèves ! Dans une classe où 25 élèves sont présents, sans compter les ordinateurs, la chaleur monte vite. L'air chaud récupéré passe dans un échangeur avec rejet de l'air vicié puis est diffusé partout. Il en est de même pour les cuisines utilisées par les élèves hôteliers.
3) Encore plus original et toujours dans cet esprit d'adaptation aux ressources locales, le lycée est équipé d'une cuve de 1000 mètres cube d'eau à 95 C°, bien isolée, qui stocke l'été la chaleur produite par l'incinérateur municipal, et la restitue l'hiver. Seul bémol, ce système de stockage inter-saisonnier se révèle plus coûteux que prévu.
4) Une autre source d'énergie bien particulière ? Deux unités de cogénération fonctionnent à l'huile végétale (provenant des déchets du lycée hôtelier notamment) pour l'eau chaude sanitaire et la production d'électricité.
S'ajoutent à cela, plus classiquement, 876 mètres carrés de panneaux photovoltaïques, une isolation par l'extérieur (un bardage + polyester et enduit ou caisson en bois avec laine de roche de 26 cm d'épaisseur).
Pour préserver les qualités thermiques de ce lycée, il faut aussi travailler sur les usages, sur les comportements des élèves et des enseignants. "Le lycée étant ventilé de manière naturelle, il faut penser à ouvrir les fenêtres l'été, par exemple. Le travail de sensibilisation et d'explication est à effectuer à chaque rentrée" précise Emmanuel Puyfau. Mais les oreilles sont attentives. Le lycée éveille spontanément la curiosité des élèves. Les futurs professionnels agricoles sont intéressés par les panneaux solaires et la co-génération à l'huile. Les apprentis cuisiniers sont sensibles à l'utilisation d'appareils économes en énergie...
Jean-Philippe Pié
Réglementation
Signaux contradictoires du côté du gouvernement : d'un côté un plan de 27 mesures destinées à favoriser l'efficacité énergétique qui rétablit notamment la possibilité de cumuler Eco-PTZ et CIDD, de l'autre la loi de finances pour 2012 qui réduit ce même crédit d'impôts, considéré comme une niche fiscale et raboté à ce titre.
Inutile de dire que le CIDD version 2012 n'est pas des plus populaires auprès des associations environnementales, pas plus qu'il ne réjouit les professionnels du bâtiment. La FFB et la Capeb ont estimé que la réduction hypothéquait l'avenir voire risquait de sonner le glas du Grenelle.
En réalité, le tableau est désormais un peu plus nuancé que les premières réactions ont pu le laisser entendre, car il inclut la notion nouvelle de bouquet de travaux. Lorsque des travaux sont engagés dans au moins deux des catégories éligibles (par exemple travaux d'isolation et achat d'une chaudière à condensation) le taux de crédit d'impôt 2012 est majoré de 8 points pour chaque catégorie. Ce qui permet de réduire l'écart avec les taux de l'année dernière, que la loi de finances 2012 a raboté d'un tiers en règle générale. Mais cela implique, dans la plupart des cas, d'engager des travaux plus importants et plus coûteux.
Voici une sélection de travaux, avec les nouveaux taux appliqués dans la limite d'un montant maximal de 8000 €. Un montant moyen a été ajouté, grâce aux simulations du site quelleenergie.fr :
- Double et triple vitrage, uniquement pour les appartements: 10 % du matériel, soit un montant moyen de 500 €.
Si bouquet de travaux : 18 %, les maisons redevenant alors éligibles.
- Isolation des combles : 15 % du matériel, soit un montant moyen de 975 € pour un couple. Si bouquet de travaux : 23 %.
- Isolation du sol : 15 % du matériel, soit un montant moyen de 900 €. Non éligible au bouquet de travaux.
- Poêle à bois : 15 % du matériel pour un premier achat ou 26 % pour un remplacement. Montant moyen 600 € ou 1040 €.
Si bouquet de travaux : 23 % ou 34 %.
- Chaudière à granulés de bois : 15 % du matériel pour un premier achat ou 26 % pour un remplacement.
Montant moyen de 1 500 € ou 2 600 € pour un couple. Si bouquet de travaux : 23 % ou 34 %.
- Chaudière à condensation : 10 % du matériel, soit un montant moyen de 600 €. Si bouquet de travaux : 18 %.
- Pompe à chaleur air-eau : 15 % du matériel, soit un montant moyen de 1 500 € pour un couple. Si bouquet de travaux : 23 %.
- Chauffe eau solaire individuel : 32 % du matériel, soit un montant moyen de 1 280 €. Si bouquet de travaux : 40 %.
- Panneaux solaires : 11 % du matériel, soit un montant moyen de 1056 € pour un couple. Ce taux a été réduit de moitié (22 % en 2011). Non éligibles au bouquet de travaux.
A noter que la pose de portes et fenêtres isolantes dans une maison ne bénéfice plus d'avantage fiscal, sauf si cela fait partie du bouquet de travaux.
Pour encourager son installation, un nouveau type d'appareil est éligible au CIDD, la chaudière à micro cogénération gaz, avec un taux de 17 %.
Sur certains travaux, le CIDD est désormais soumis à conditions. Par exemple, pour les panneaux solaires, un plafond de 3 200 € par kwc de puissance installée a été fixé.